Claude Benzaquen, dit Frankie Jordan, naît à Casablanca / Maroc le 19 juillet 1941. Il est un des pionniers du rock français et sa façon de jouer du piano est pour le moins surprenante… Il adore le jazz, écoute Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud, mais il est surtout littéralement fasciné par Fats Domino. En 1958, Frankie Jordan chante à Rabat en première partie d’un concert de Jacques Brel, avant de faire la connaissance du musicien Eddie Vartan, directeur artistique chez Decca. L’année suivante, Frankie Jordan sort son 1er disque Tu parles trop, adapté du titre américain You talk too much. Son 2e 45 tours a pour titre 24.000 baisers et le 3e opus Belle maman contient en face B deux duos Panne d’essence (adaptation de Out of gas) et J’aime ta façon de faire ça. Gillian Hills s’étant désistée au dernier moment pour enregistrer ces duos, Eddie Vartan fait appel à sa jeune sœur Sylvie qui remplace Gillian au pied levé. Grâce à ce concours de circonstances, “la collégienne du twist” est née… Elle lui renverra l’ascenseur quelques mois plus tard en lui demandant de l’accompagner sur Qui aurait dit ça, adaptation de Talkin’ ‘bout you de Ray Charles. Sur scène, Frankie Jordan est accompagné par l’orchestre d’Eddie Vartan et sa section de cuivres, mais aussi et surtout par des choristes féminines baptisées les Jordanettes. Malgré le succès grandissant, Frankie poursuit en parallèle ses études médicales. Il adapte la chanson Walk right in qui devient en français Marche tout droit, reprise plus tard par Claude François. En pleine gloire, il quitte la scène en 1963, pour se consacrer à son métier de chirurgien dentiste, se marier et enseigner en faculté… Depuis quelques années on peut le revoir à l’affiche de de grandes scènes parisiennes en compagnie de nombreux artistes comme par exemple pour les concerts de “Génération Rock’n’Roll” à l’Olympia.