Biographie et discographie de Edith Piaf : La voix éternelle
dith Giovanna Gassion naît le 19 décembre 1915 à Paris. Née dans la misère, d'un père contorsionniste de cirque et d'une mère chanteuse des rues, elle est très rapidement confiée à sa grand-mère maternelle qui la laisse vivre dans des conditions sanitaires déplorables. De retour du front, son père la récupère pour la laisser à sa grand-mère paternelle qui tient une maison close. Cette fois, la jeune Édith est choyée par les prostituées. Toujours bien habillée, elle est entourée d'amour et de bons soins. À huit ans, elle devient aveugle. Un miracle intervient alors : elle recouvre la vue en priant Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (à qui elle vouera une totale dévotion tout au long de sa vie). À douze ans, elle mène une vie d'errance avec son père. Ils vivent chichement du maigre cachet que celui-ci obtient lors de réprésentations de rues. À quinze ans, la jeune Edith décide de prendre son indépendance. Pour gagner sa vie, elle chante dans la rue. À dix-sept, elle est mère d'une petite fille qui mourra deux ans plus tard, sans doute d'une méningite. Un jour de 1935, rue Troyon à Paris, elle est repérée par le directeur d'un cabaret, Louis Leplée. Il l'engage sous le nom de “La môme Piaf”. Il est assassiné quelques temps après. La carrière d'Édith Piaf semble compromise. Ses fréquentations ont parfois été douteuses. Aussi, les soupçons pèsent sur la jeune Édith et son entourage, et bien souvent elle est prise à partie par les spectateurs. Heureusement, le parolier Raymond Asso la prend sous sa protection et lui offre ses premières chansons (Mon légionnaire et Le fanion de la légion). Puis se succèderont Michel Emer avec L'accordéoniste, René Rouzaud avec La goualante du pauvre Jean ou Henri Contet avec Padam Padam. Sa carrière est lancée. Durant la guerre, elle chante sur toutes les scènes et va rendre visite aux prisonniers dans les stalags. En 1945, elle fait une première tournée aux États-Unis avec les Compagnons de la Chanson (Les trois cloches).
En octobre 1948 survient l'un des plus grands drames de sa vie. Le boxeur Marcel Cerdan, dont elle partage la vie, meurt dans un accident d'avion. Elle lui dédie l'Hymne à l'amour. C'est le début de sa déchéance. Pour oublier la douleur morale que représente la perte de Marcel Cerdan et la douleur physique que lui occasionne une polyarthrite aigüe, elle absorbe d'énormes doses de morphine. En 1953, elle épouse Jacques Pills qui tente -en vain- de la faire désintoxiquer.
Vaillamment, elle continue à enchaîner les succès (Milord de George Moustaki, Non je ne regrette rien, Les amants d'un jour etc.)
En 1959, elle s'écroule au milieu d'un concert. Elle veut continuer à chanter. Elle remonte sur scène avec le jeune Théo Sarapo qu'elle vient d'épouser et meurt le 10 octobre 1963, près de Grasse. Son décès ne sera rendu public que le 11 octobre. Une foule immense l'accompagne jusqu'à sa dernière demeure au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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