Montand était un Monsieur, avec un grand M. Dans les années 50, star de la chanson et du cinéma, politiquement engagé, il a défendu ses idées, mais aussi des hommes.
Jules Dassin, le célèbre cinéaste américain, et père de Joe Dassin, a été l'un d'entre eux.
1951...
Le réalisateur est accusé par la commission Mc Carthy d'être un "sympathisant communiste". Il choisit de s'exiler, avec Béatrice, sa femme, et ses enfants, Julie, Rickie et... Joe.
Quand il arrive en France, Montand devient son premier soutien officiel.
1958...
Les autorités américaines refusent à Montand un visa indispensable pour se rendre à New York. Il devient à son tour un proscrit. Jules Dassin s'apprête à y tourner "La loi".
Le réalisateur l'impose alors dans son film, contre l'avis du producteur.
Parmi les figurants, il y a Joe Dassin, qui enregistre aussi la bande originale. Il s'agit d'un essai qu'il ne compte pas transformer. Il rêve de devenir metteur en scène, comme papa.
Le destin et le public vont en décider autrement.
2012...
Julien Dassin, fils de Joe, et petit-fils de Jules, ajoute un lien à cette chaîne de fraternité.
Au fil des représentations de la comédie musicale "Il était une fois Joe Dassin", il partage sa passion pour les classiques de la chanson française, avec Florence Coste, l'une des jeunes interprètes du spectacle. C'est ainsi que leur vient l'idée d'enregistrer en duo, quelques-uns des refrains à succès immortalisés par Yves Montand. Ils choisissent des titres qui, à leurs jeunes oreilles, demeurent résolument dans l'air du temps.
Dans cette liste figurent A Paris, Les grands boulevards, Sous le ciel de Paris, Un gamin de Paris, qui sont des hymnes au rayonnement de la ville lumière.
C'est si bon, Les feuilles mortes, et Clopin clopant ont fait plusieurs fois le tour de la terre.
Le temps des cerises, Trois petites notes de musique, Mon manège à moi, La chansonnette et À bicyclette ont longtemps figuré en tête d'un hit-parade que l'on appelait, dans les années 50, "La bourse des vedettes".
Enfin, il y a La vie en rose...Savez-vous que c'est en pensant à Montand, alors son amant, qu'Edith Piaf a écrit les premiers vers de cette chanson ?
Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
Vous l'apprendrez, ainsi que beaucoup d'autres choses, dans le spectacle musical "Sous le ciel de Paris", que Julien Dassin et Florence Coste présenteront prochainement sur scène.

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