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Dimanche, 23 Octobre 2011 04:49

Interview Princesse Erika

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Certains se souviendront de son premier single « Trop de bla bla », un reggae plein d’ironie et de fraîcheur. La plus jeune génération l’a découverte en tant qu’actrice, puisque depuis 2006, elle incarne le rôle de Rosy dans la série « Camping Paradis » diffusée sur TF1.

Après 5 ans d'absence, Princesse Erika renoue avec la musique  et revient avec un nouvel opus nommé simplement  "Juste Erika".

L'artiste, avant d’être actrice, est une chanteuse reconnue qui a enchaîné les tubes dans les années 80. Elle  s’est forgée une carrière bien à elle et à son image, indépendante et libre. Erika Dobong'na, de son vrai nom, est une femme de caractère et mature, elle se livre sans détours, lors de notre entretien, sur les épreuves tant professionnelles que personnelles qui ont émaillées sa vie. Sans abandonner pour autant sa passion, elle s'est évincée de la musique, le temps de la réflexion. Toujours animée du  même tempérament volcanique, c'est une artiste complète prête, de nouveau, à régaler les oreilles de son public. Elle conserve pour autant toujours le plaisir de chanter… Sa bonne humeur, sa spontanéité, son regard sur la vie, c'est aussi cela que l'on aime chez elle et que l'on retrouve dans sa musique…

Le grand public vous a découvert avec plusieurs succès dont "Trop de bla bla", "Faut que j'travaille"... Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts ?

Du public et des médias, toujours et encore aujourd'hui, je garde un excellent souvenir. Surtout  de  son accueil et de sa grande ouverture d'esprit. On m'a accueilli vraiment les bras grand ouverts une fois qu'on a pu entendre ma musique et tout ce que j'ai pu réaliser par la suite. Après cela a été plus difficile d'atteindre le public car il y a eu des barrières même sur mon single "Trop de bla bla". Quand je regarde ma carrière jusqu'à aujourd'hui, cela a toujours été assez compliqué de sortir des disques. Beaucoup plus difficile avec les supports et les gens avec qui je devais travailler pour sortir ma musique.

Nous avons entendu parler d'un remix sur "Trop de bla bla", qu'en est-il ?

Oui, il en est question et on travaille dessus. Je ne peux pas dire tout à fait quand cela sortira car ce n'est pas encore tout à fait réglé, mais c'est en cours…

De votre parcours artistique, quels temps forts retenez-vous ?

Mon titre "Trop de bla bla" est un temps très fort dans ma carrière car c'est la première fois que je me présente au public et que l'on me découvre. Ensuite j'ai beaucoup aimé la période de mon premier album (éponyme) parce qu'on a fait énormément de concerts et notamment quand on a fait les premières parties de "Negresses Vertes", une quinzaine de dates. C'est Helno (alias Noël Rota) qui est venu me proposer ces dates et j'étais super fière… J'en garde un souvenir très fort et je me rappelle ces moments passés ensemble car à l'issue de la tournée il est décédé. Un souvenir très fort également sur le second album (D'origine), c'est quand je suis partie en Jamaïque ! C'est là que j'ai rencontré Sly Dunbar et Robbie Shakespeare (légendaires pour leurs rythmes reggae), les deux ponts de la musique jamaïcaine, je dirai même de la musique afro-pop parce qu'ils ont une patte, une façon de travailler, leurs propres univers. Avec eux, j'ai beaucoup appris, regardé leurs façons de travailler, apprécié le fait d'être intégrée car ils ne me connaissaient pas et ils ont vu que j'étais musicienne et non une imposteuse. Il y a aussi toutes les rencontres que mon métier m'a permis de réaliser comme Catherine Ringer que j'apprécie énormément… Après, aujourd'hui, je me sens un peu en dehors par rapport à ce milieu de l'industrie du disque, pas de la musique de l'industrie du disque je précise bien ! Je n'ai jamais été l'artiste que l'on prend, que l'on formate et surtout que l'on surprotège…Moi je fais tout toute seule et j'ai commencé à m'autoproduire et j'ai peut-être une exigence que certains artistes n'ont pas. Je trouve d'ailleurs que la nouvelle génération d'artistes est beaucoup plus performante à ce niveau-là…

Depuis 2005, année de la sortie de l' album que vous avez autoproduit "A l'épreuve du temps", vous avez délaissé la musique pour vous tourner vers d'autres projets comme le théâtre, le cinéma... Auriez-vous l'intention de privilégier votre carrière de comédienne plutôt que celle de chanteuse ?

Non pas du tout ! D'ailleurs l'album est sorti en 2006 parce qu'il y a eu pas mal de soucis ce qui m'a, pas dégoûtée mais éloignée de l'industrie du disque, c'est le terme exact car j'avais réalisé un album et l'avais autoproduit. Et il s'avère qu'un producteur est arrivé et m'a dit "je vais faire ci, je vais faire ça". Au final, il n'a rien fait et est parti avec les bandes et on ne l'a plus jamais revu. Après je me suis dit "si des gens comme-ça peuvent s'introduire dans le milieu de la musique, c'est que vraiment il y a des poreux" et je n'ai pas eu envie de réitérer cette expérience car quelque part c'est toi qui en pâtis. Moi je veux bien qu'une maison de disques spécule sur mon album parce qu'ils vont mettre les gros moyens mais quand c'est un petit connard qui met zéro moyen et qui m'emmerde, là non ! Il faut que la musique reste un plaisir, il faut que quand je monte sur scène, quand je prends ma guitare ou quand je joue ma musique, ce soit un plaisir avant tout ! Tout cela m'avait littéralement fatiguée et je ne ressentais pas le besoin de démarcher les maisons de disques donc je me suis mise un peu en retrait. J'ai également connu des problèmes familiaux qui m'ont conduite à être plus présente auprès d'eux. Mais je n'ai rien privilégié, on m'a proposé d'être comédienne sur "Camping Paradis" ou sur d'autres projets durant ces dernières années…

Justement, pouvez-vous nous dire comment êtes-vous arrivée dans la série "Camping Paradis" ?

J'ai passé le casting à l'issue de l'émission de téléréalité "Ferme Célébrité" à laquelle j'ai participé avec quelques scrupules à l'époque et où je suis restée trois semaines pour une association africaine "Routes du Sud" qui a reçu un gain de  30.000 €uros. L'expérience en tant que telle m'a permis de me canaliser, de me maîtriser à l'intérieur car je suis une fille assez nerveuse et tu ne peux pas t'embrouiller avec tout le monde. Cette expérience m'a enrichie et cela m'a plu !

Est-ce que vous n'avez pas envie de faire évoluer votre rôle dans la série "Camping Paradis" ?

C'est exactement ce que je leurs disais récemment !  Il y a évidemment dix jours de tournage par épisode à gérer en plus des déplacements, de la promo de mon album, de ma vie familiale, etc… et si c'est pour m'écrire des petits rôles qui ne vont pas me plaire je n'aurai plus envie d'y participer. C'est à eux de voir si mon rôle va prendre plus d'importance dans les épisodes à venir. Mais il faut savoir aussi que nous sommes six comédiens et qu'il y a eu des épisodes où l'histoire est concentrée sur moi et mon amoureux ! Dans tous les épisodes, il y a aussi des passages assez drôles à jouer (sourire).


Princesse Erika à la guitareAujourd'hui il y a un engouement, une émergence vers la musique et la culture rasta, le reggae, comment l'expliquez-vous ?

Je n'ai pas tellement ressenti cela ! (sourire). Avant, en fait c'est mon avis, il y avait des groupes comme Toré Konda, Mory Kanté, Manu Dibango, il y avait des festivals de musiques africaines comme "Africa-fête" et il y avait des groupes de musiciens. Maintenant c'est très individuel, parcimonieux. C'est un tous les deux ans. Il y a eu Ayo, ensuite Aïcha mais ce n'est plus une scène d'artistes. En France, c'est très difficile d'avoir plusieurs artistes du même courant musical au top ensemble en même temps ! Ce qui donnerait cette sorte d'émergence, de mouvement. J'aimerais bien cette sorte d'engouement pour que cela puisse bouger pour tout le monde (sourire).

Qu'est-ce que vous reprocheriez aujourd'hui au monde de la musique par rapport à celle de vos débuts ?

Bah déjà le disque qui est entrain de mourir ! L'industrie du disque d'une certaine manière a tué le disque. Après on ne peut pas fabriquer la machine qui télécharge et en même temps interdire le téléchargement ! C'est antinomique ! Les patrons des labels se battent pour nous au-delà de leurs propres intérêts. Ce qu'il faut,  c'est défendre notre intérêt commun, qui est de vendre de la musique, du disque. Moi, je reste assez mitigée. Je dis "ok", je veux bien que l'on télécharge mais je pense que les vrais mélomanes comme moi ne téléchargent pas car la musique se paie, elle a un coût ! Maintenant, tout le monde n'a pas cette éducation-là ! Il y a aussi la nouvelle génération qui a changé de mentalité. Il n'y a plus le bonheur d'avoir l'objet entre les mains, de découvrir le livret, les textes, tout cela a beaucoup changé. Les maisons de disques ont été très gourmandes pendant longtemps et aujourd'hui en paient les frais, nous aussi ! La virtualisation de la musique a réellement "désobjetisé" la musique et en plus l'a dévalorisée, l'a déshumanisée…

Racontez-nous comment s'est passé votre rencontre avec Mariano Beuve et quel souvenir en gardez-vous ...

Un jour quelqu'un m'a appelé pour me dire que Mariano Beuve souhaitait me rencontrer. J'avais entendu parler de lui car c'est une figure dans le milieu de la musique et spécifiquement du hip-hop. Je l'ai rencontré chez moi. Il est arrivé avec un bonnet en plein été et m'a dit qu'il souhaitait réaliser une bête d'album ! De mon côté, je sortais d'une expérience catastrophique sur mon dernier album, la motivation n'était pas là !

J'avais des sessions sur Pro-tools qu'il a prises avec lui. Il a d'abord réalisé un remix d'une chanson existante pour que je puisse écouter son travail. Cela m'a plu car il n'est pas arrivé  là comme ça, il m'a proposé quelque chose ! De là, nous avons écouté quelques chansons que j'avais dans mes tiroirs et il m'a dit "on va commencer par celle-là". Nous sommes partis enregistrer en studio, comme ça. C'était bien car nous prenions notre temps dans la réalisation, avec de la perspective… Cela m'a permis aussi de continuer mes activités au théâtre, les épisodes de "Camping"…Il s'est adapté à mes activités, il était toujours dans le son, je n'avais qu'à écrire les chansons, l'idéal quoi, un vrai producteur ! C'était un mec qui n'avait pas beaucoup de moyens mais qui arrivait à escroquer sur ses possibilités de faire les choses. Sa mort a été quelque chose de terrible, c'est arrivé brutalement ! Je ne m'y attendais pas même s'il avait eu quelques problèmes de santé. Il avait vraiment envie de faire cet album. Sa femme qui m'a annoncé le décès ne voulait pas qu'on abandonne. Elle a insisté pour que l'on continue le projet de Mariano et j'ai suivi son conseil. Après six mois d'incertitude, elle m'a demande une certaine somme d'argent que je n'avais pas. Je lui ai donc laissé les bandes et le travail accompli par Mariano, travail qui ne verra jamais le jour. Et puis j'ai  repris mes chansons que j'ai réenregistrées avec un nouveau réalisateur Khalil Maouène.

Après deux ans de travail avec Mariano Beuve, vous avez du reprendre vos maquettes et repartir de zéro ... Quelle force vous a conduite à aller au bout de ce projet ?

Ecoute, franchement ce qui m'a conduit à aller au bout du projet, c'est le fait que je déteste que l'on me mette des bâtons dans les roues. C'est quelque chose qui m'horripile ! quelquefois, cette force de négation est productive mais pas toujours.

Aviez-vous toujours la même énergie ? 

Oui ! C'est vrai que le premier jour où je suis entrée en studio, j'ai eu un petit serrement au cœur... Je ne pensais pas en arriver-là, refaire ce que Mariano avait sublimement fait ! Mais le fait que je sois dans cet état d'esprit-là et que le réalisateur savait qu'il reprenait un flambeau et connaissait très bien Mariano et son travail avec aussi le stress engendré par le fait qu'il n'avait jamais travaillé avec moi, eh bien, je trouve qu'il a sublimé davantage ce qui avait déjà été fait au départ. Il a essayé d'aller au-delà, d'amener des sons nouveaux de par sa jeunesse. Il a "glamourisé" le projet car au départ nous étions dans le "routs" et il lui a donné quelque chose d'intemporel.

C'est Khalil Maouène qui a repris la réalisation de votre album... Comment s'est décidée votre collaboration ?

Très vite ! Nous étions à l'enterrement de Mariano mais je l'avais rencontré auparavant car je connais aussi très bien sa sœur, Assia. Nous avions déjà failli travailler ensemble sur "les voix de l'espoir" et on me l'avait proposé comme réalisateur. Il a commencé très jeune à faire de la musique ! Au bout des six mois passés, quand  ma collaboratrice a vu tout ce tourbillon, elle m'a suggéré de rentrer en studio pour un titre. Et un ami qui connaissait très bien Khalil m'a demandé de faire appel à lui car c'était un poulain de Mariano, c'est son petit ! Je l'ai appelé, lui ai expliqué la situation telle qu'elle était et il m'a dit ok, je marche ! C'est un moment très agréable de mon parcours musical, c'était un régal cet enregistrement avec des musiciens jeunes, motivés, pleins d'énergie et avec beaucoup de respect pour moi.

Juste ErikaDans 'Juste Erika" il y a une pléiade de styles comme la soul, le blues, le rock... avec une base de reggae. Une envie de donner un souffle nouveau à votre musique ?

Cela a toujours été cela ma musique, une base reggae parce que ça c'est ma force de frappe et avec la subtilité de la musique que j'écoute régulièrement et depuis longtemps qui est la pop ! Quand j'étais petite, j'écoutais David Bowie, Les Beatles, Bob Dylan… Le rock aussi, mon premier grand coup de cœur est pour Hendrix, que j'écoute encore. L'électro est plus nouveau, c'est plus Khalil !  

Vous avez cédé la plume sur "Juste Erika"... Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a touché dans le texte ?

Tu le dis très bien ! C'est juste que le texte m'a touché. Gregory Protche, journaliste, m'a proposé ce texte-là ! Je trouve que c'est un texte de femme qui se moque du mec, ce côté un peu, au millième degrès bien sûr, dédaigneux. J'ai trouvé cela marrant et c'est sûr que je ne l'aurais pas aussi bien écrit moi-même. Au bout de trois jours, la musique m'est venue ! Et le fait de la garder très épurée en guitare/voix, j'aime bien ! Le rapport texte/mélodie/orchestration reflète bien l'album.

Est-ce la raison du nom de l'album ?

Exactement ! Entre autres il y a celle-là. La deuxième qui signifie que je me suis retrouvée juste toute seule pour le faire et que cela justifie assez bien l'histoire avec Mariano. Et la troisième qui est pour moi très importante, c'est la justice ! Je suis presque procédurière. C'est même important pour moi la justice, j'y suis très sensible et cela peut même me fermer, me couper des gens. Je peux me bloquer sur un sujet sans gravité mais qui m'énerve.

Dans la chanson " Dans la maison de mon père". Est-ce en référence à votre histoire ?

Tout à fait autobiographique ! Avec ma copine Nina Morato qui a écrit sa partie. Au départ j'avais écrit sa partie mais elle m'a dit que cela ne se passait pas comme cela chez son père, elle a donc écrit ses couplets. C'est une des meilleures sessions que j'ai faite avec elle de l'album.

Quel lien entretenez-vous avec votre famille au Cameroun ?

Nous avons vécu un décès, une petite sœur qui est décédée, alors le Cameroun est arrivé en force. Il y a même des gens qui sont venus du Cameroun pour l'enterrement. Cela était très fort ! Ces derniers temps avec les aléas assez difficiles que j’ai rencontrés, j'ai eu beaucoup de mal à rester en contact très direct avec ma famille comme j’ai pu le faire ces dernières années, mais on communique avec les mails, on s'écrit, on s'appelle, ma famille vient à Paris. J’ai également une sœur qui s’est installée au Canada, une autre en Guinée Bissao car il y a beaucoup de chômage au Cameroun notamment chez les jeunes ! Je ne suis pas retourné au Cameroun depuis six ans mais là on m'invite pour le 31 décembre prochain pour chanter. J'ai accepté ! Maintenant il faut que l'organisation suive…

J'ai entendu dire que votre pseudonyme n'était pas anodin. Vous êtes "princesse" dans votre pays... Quel rôle y jouez-vous ?

Mon grand-père est un vrai chef traditionnel bassa avec des armoiries, des droits, des devoirs, une fonction à peu près comme celle d'un maire. Il célèbre les mariages, il signe les actes de décès, il gère les litiges de parcelles, de terrains. Il gérait, car il est décédé, presque mille administrés. Ces enfants étaient de vrais princes et princesses dont notamment ma mère. Quand j'ai débuté dans la musique, et dans le reggae où il y a beaucoup de pseudos, j'ai demandé à mère si je pouvais utiliser le titre "princesse" comme cela il y aurait une vraie légende. Elle m'a donné son accord. Ensuite quand je suis allée dans le village de mon grand-père, Ezeka, mes tantes m'ont dit que j'aurais du m'appeler "Princesse Ezeka" pour faire honneur au village (rire).

Vous êtes une artiste engagée, avez participé à plusieurs actions caritatives. Quelles sont vos revendications aujourd'hui ? 

Aujourd'hui elles seraient plus politique qu' idéologiques ! C'est-à-dire une égalité dans les relations de pays à pays. Je me rends compte que l'occident est pauvre et qu'il exploite tous les autres pays en leur faisant croire qu'ils sont sous -développés ou émergents et qu'ils ont besoin de leur savoir-faire ! C'est ce genre de fumisterie que j'aimerais qu'on arrête. Notre chère ex-Ministre Michelle Alliot Marie qui disait qu'on vendait notre savoir-faire à Moubarak. Non, tu ne parles pas du savoir-faire, si tu vas là-bas c'est pour prendre du pétrole, avoir des marchés, faire de l'ouverture et survivre… Tu as vraiment l'impression qu'il y a une espèce d'inversion des rôles ! C'est cette espèce de double mesure qui m'indispose de plus en plus. C'est cela qui me révolte beaucoup en ce moment !

Allez-vous présenter l'album sur scène prochainement ?

Tout à fait, je vais faire de la scène avec cet album et aller à la rencontre du public. On devait faire une scène à Paris en novembre mais on a abandonné la date car c'est trop court par rapport à la sortie de l'album qui est prévue au début du printemps 2012. Là on commence réellement la promo, le clip est sorti, il est en rotation un peu partout et ça se passe plutôt très bien, j'ai aussi enregistré pas mal d'émissions télé ! Je suis très contente !

Justement, dans votre clip "on s'en va" il y a un contraste entre la méditerranée et le métro parisien. Expliquez-nous…

Tout a fait, il a été tourné à Cassis en Méditerranée. Pour partir il faut bien partir d'un endroit et arriver à un autre. Le métro représente l'hiver, mon quotidien et je pars sur mon petit bateau prendre un peu l'air, l'air de la mer. Cassis est un petit village que j'adore et j'aime beaucoup le Sud de  la France.  J'y  tourne six mois de l'année et dès que j'ai un peu de temps j'y vais pour faire du repérage, chez des potes. Là, j'avais repéré ce petit port et j'ai abordé le propriétaire du bateau pour pouvoir l'utiliser dans le clip.

Le clip "Tourne" a également été filmé en Méditerranée ?

Je reste fidèle à mon Sud ! (sourire). Dans ce clip, on a voulu représenter une femme onirique pas forcément belle mais différente de celle que je suis ! J'ai voulu faire des contrastes car à la fin c'est celle qui est naturelle qui part avec le mec.

Vous avez tourné l'un de vos clips avec Romain Duris. Avez-vous gardé contact ?

Non, cela fait très longtemps que je n'ai pas vu Romain. La dernière fois, c'était il y a deux ou trois ans dans une Fnac. Je l'aime beaucoup, il fait un super travail, je suis fière de ce qu'il fait et de ce qu'il est devenu. C'est moi qui lui ai tout appris au petit ! (rire). C'est comme Karole Rocher. Je suis contente que les gens que j'ai connu à leurs débuts aient évolué. Tous les deux étaient totalement impliqués et ont apporté leurs idées dans le clip.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Allez écouter et télécharger l'album légalement s'il vous plaît, si vous n'avez pas d'argent, achetez une chanson seulement. Tout mon amour et plein de bonheur car la vie est difficile.

Propos recueillis le 14 octobre 2011 par Anthony Klein

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