Pour ce cinquième opus, l’artiste a souhaité se laisser guider par des textes qui la touchent et des personnalités auxquelles elle rend hommage. Elle nous permet ainsi de découvrir une nouvelle facette de sa personnalité. Aujourd’hui, Chimène assume ses envies et aborde un son qu’elle aime. La chanteuse, qui signe désormais uniquement de son prénom, s’est entourée d’un chœur gospel new-yorkais pour l’ensemble des titres de l’album et dépoussière ainsi d’anciennes chansons du gospel et de la soul américaine et des standards francophones comme « Parlez-moi de lui » de Nicole Croisille qui retrouve dans ce registre une nouvelle jeunesse. Un album réussi !
Comment est née l'idée de revisiter de grands standards américains et des classiques français en version gospel ou soul ?
L’envie est née sur scène ! J’étais sur la tournée de mon précédent album « Laisse les dire » et j’avais déjà amorcé ce son un peu plus soul, plus groove sur cet album et forcément sur scène avec certains titres c'était "l'éclate". De là, je me suis dit que je devais m’orienter vers ce style. J’en ai parlé à mon équipe qui m’a suivie. Au départ du projet, j’avais pensé à un album uniquement en anglais ! Et une fameuse après-midi ensoleillée, chez moi, j’écoutais des chansons d’artistes français, quelque chose que je fais souvent soit des artistes francophones, soit d’autres styles musicaux suivant mon état d’esprit… Et, ce jour-là, j’ai eu ce sentiment de frustration et je me suis dit que ce serait bien qu’il y ait des titres en français, c'est une langue tellement belle ! Les textes français quand on les chante, on peut s’amuser avec, chuchoter. La langue française c’est quelque chose de différent par rapport à un texte anglais même si la manière de chanter est tout aussi magnifique (sourire). J’ai appelé Valéry Zeitoun pour lui parler de cette idée et il m'a répondu qu’il comptait me téléphoner pour me dire exactement la même chose. A partir de là, nous avons été très vite d’accord sur les différentes étapes de la réalisation de l’album.
Vous avez avez avorté de deux projets avant cet album, notamment un album de reprises allant de Mort Schuman à Jean Ferrat mais également un album de titres originaux… Cela ne correspondait pas à vos attentes?
Je n’avais pas de soucis avec l’idée de faire un album de reprises mais pas à cette époque-là. D’abord, je ne voyais pas l’intérêt de faire juste un album de reprises surtout quand on a été absente des médias pendant trois ans. Quand on s’arrête comme ça pendant une certaine période, il se passe beaucoup de choses dans la vie personnelle. On en profite pour connaître des moments que l'on n’a pas eu le temps de vivre jusqu'à présent. A l’époque, j’ai dû chanter des choses que je n’avais pas vécues, j’ai donc dû me projeter dans l’avenir, dans un univers pour interpréter ces chansons… J’avais donc trois ans de choses à raconter ! Nous avons fait ce projet de reprises, et à l’écoute de ces très belles et magnifiques chansons que je garde précieusement pour plus tard, on ne sait pas… j’ai dit non, ce n’est pas le moment et je pense que c'est irrespectueux envers moi-même. Nous sommes donc partis sur un projet de chansons inédites, Valéry Zeitoun et moi-même n’avons pas le coup de cœur ! Nous sommes assez lucides et humbles tous les deux pour savoir ce que je suis capable ou non de faire. Je ne suis pas un Jukebox et je ne sais pas tout chanter. Et pour moi, ce n’était pas du tout un univers approprié. A la suite de cela, Laurent Manganas m'a contactée pour que l’on puisse discuter ensemble et je lui ai dit que j'avais envie de composer, d’écrire, de parler avec des personnes. Je veux des sonorités plus groove, moins de clavier, plus de guitare, de batterie… et c’est comme cela que l’album « Laisse les dire » est né et que j’ai abandonné les deux autres projets car je suis restée lucide et je ne souhaitais pas un album que je n’aurais pas pu assumer ou que j’aurais regardé avec écœurement plus tard !
N’avez-vous pas peur de tomber dans le "cliché" commercial du moment entre best-of et reprises ?
C’est sûr qu’il y a tellement d’albums de reprises en ce moment que l’on peut m’associer à cela en disant que je fais un album de reprises pour m’accrocher aux branches et vendre des albums. Mais ce n’est pas ça ! Honnêtement depuis la sortie de mon premier album, je trouve que je m’en suis toujours bien sortie ! Même avec mon précédent album, j’ai fait une belle tournée derrière même si ce ne sont pas les mêmes chiffres qu’à l’époque, c’est évident ! A partir du moment où mon album est suivi par une partie de mon public, que je peux monter sur scène, évoluer et apprendre ! Par contre, pourquoi devrais-je me poser cette question ? Oui, c’est un album de reprises mais je n’avais pas envie de faire des chansons inédites, d’entrer dans l’écriture et la composition pour le moment car c’est quelque chose que j’envisage sur les prochains albums et que je veux y participer à 200%. Et ce sont des chansons que j’ai écoutées depuis mon enfance que finalement j’ai une histoire avec elles… et je fais les choses avec le cœur donc si je n’avais eu l’envie de réaliser cet album, le projet ne se serait pas fait. J’assume, tout le monde fait des reprises, je ne suis pas la première, et je ne serai pas la dernière ! Je l’ai fait parce que tout simplement j’avais envie de m’éclater et aussi de dire merci à ces artistes d’exister ou d’avoir existé.
Quels sont vos liens avec le gospel ?
J’écoute cette musique depuis l’âge de cinq ans. C’est surtout mon père qui écoute le gospel et qui adore ça depuis toujours. Ce que j’aime surtout, c’est que ce sont des chants religieux ou des chants d’esclaves qui travaillaient dans les champs de coton pour crier leurs plaintes et leurs désespoirs. Ce sont des chants qui frappent le cœur et où l’on peut se rapprocher de l'âme… C’est un chant qui apporte du réconfort, qui apaise…
Tous les musiciens qui vous accompagnent sur cet album ont-ils une formation ou une base dans ce registre ?
Une formation je ne sais pas mais ce sont des musiciens qui sont capables de jouer plusieurs univers. Laurent Vernerey, bassiste sur cet album, a joué sur deux de mes albums précédents qui étaient dans un univers complètement différent de celui-ci. J’ai été très bien entourée par l’équipe du réalisateur Régis Ceccarelli, ils sont donc un peu à son image. C’est quelqu’un de très ouvert et qui a une "oreille" musicale hyper large.
Avez-vous du réapprendre à chanter différemment par rapport à vos albums précédents ?
Je n’ai pas du réapprendre à chanter, j’ai juste du laisser de côté ma manière d’interpréter. Je me suis mise dans la peau d’une nouvelle artiste et je ne savais pas comment j’allais aborder ces chansons… je suis entrée en studio et je me suis dit « chante »… J’ai beaucoup écouté les titres et cela n’a pas été un travail d’arrache-pied. Les voix ont été enregistrées en cinq jours. Sur cet album tout était comme une évidence…
Lorsque l’on prépare un album de reprises, qui sélectionne les titres potentiels: votre maison de disques ou est-ce entièrement votre choix artistique qui vous a guidé ?
J’ai toujours eu l’habitude, depuis le départ, de travailler avec mon directeur artistique et mon producteur. Ce sont mes deux pygmalions et c’est avec eux que je prends mes décisions ! En tant qu’artiste, je n’ai pas assez de recul nécessaire pour faire les bons choix et j’aime être entourée mais aussi de décider avec eux… Valéry Zeitoun, Laurent manganas et moi-même, nous avons élaboré une liste. De mon côté, j’ai fait mes recherches, j'ai réécouté des chansons oubliées, des artistes que l’on oublie et qui sont malheureusement des perles, quand on refouille un peu dans le patrimoine musical français, c’est dommage de passer à côté de tant de talent ! On s’est retrouvé tous les trois en réunion pour présenter nos titres. Une très belle anecdote, une fois de plus, nous avions pratiquement tous fait le même choix ! (sourire) à trois ou quatre titres près… J’ai validé moi-même en dernier lieu tous les titres qui figurent sur l’album…
Y'a-t-il dans cet album une chanson que vous auriez aimé que l'on vous propose en tant qu'interprète ?
Ce seraient toutes les chansons de l’album car chaque chanson a une histoire, une force… Elles ont toute d’une manière ou d’une autre un lien avec moi… celle qui me touche particulièrement reste « Ma liberté » de Georges Moustaki parce que son texte me parle depuis toujours. Elle balaie un peu toutes les autres. C'est celle qui se rapproche le plus de moi. Peut-être aussi celle de Joséphine Baker, car je vois ce qui se passe autour de moi. Je ne suis pas dans mon monde tranquille. Je pense à ces gens qui souffrent, qui sont déchirés… Je ne peux pas rester indifférente et ce sont celles qui me ressemblent le plus en termes de personnalité.
Il y a un duo avec Billy Paul en guise de second extrait, Ain’t no moutain high enough, a-t-il accepté facilement de vous accompagner sur cette chanson ?
Je pense que oui, car la réponse a été assez rapide ! Il a consulté mon site internet pour savoir qui j’étais et a écouté mes disques précédents. A partir du moment où il a donné son accord, je suis partie à New York enregistrer ce duo en studio. C’est quelqu’un de sympathique qui connait énormément de choses… un vrai bouquin à lui tout seul. J’ai trouvé quelqu’un plein d’humilité… 75 ans et en pleine forme ! Je trouve qu’il chante toujours aussi bien ! Quand j’ai écouté nos deux voix, j’ai trouvé qu’elles "matchaient" super bien ensemble et qu’il y avait une harmonie car nous aurions pu avoir une surprise au fond… Je suis très contente de cette collaboration et j’y suis retournée pour tourner le clip et ce sont des images que je conserverais toute ma vie !... Je pars d’une petite campagne de Villeneuve-sur-Lot et je n’aurai jamais imaginé un jour pouvoir chanter avec Billy Paul… J’ai l’impression que cet album me porte bonheur (elle réfléchit)… Il me fait du bien cet album…
Quel a été le déclenchement ou qu'est ce qui a suscité l'envie de ce duo?
J’avais déjà enregistré le titre et j’ai demandé à Valéry Zeitoun de pouvoir chanter en duo sur ce titre. J’ai proposé Billy Paul entre autres avec d’autres artistes. Et c’est Billy Paul qui a dit « oui » donc voilà !... On va dire que c’est le plus intelligent (rires)…
N'avez-vous pas peur de dérouter un peu votre public en chantant dans un registre différent de celui de vos débuts ?
Pour une fois, j’ai pensé un peu à moi ! J’en ai pâti depuis le début de ma carrière. J’ai loupé de super bons moments car je pensais toujours aux autres et jamais à moi ou aux dires me concernant. Et quand tu t’arrêtes et que tu fais le bilan c’est un peu rageant ! Quand je voulais chanter au début, c’était pour me procurer du plaisir cela me faisait du bien et où est l’intérêt de continuer si ce n’est pas pour s’amuser et prendre du plaisir à chanter ! A la fois c’était me libérer, me faire du bien, m’éclater en studio mais en même temps c’était apporter quelque chose de nouveau à mon public qui ne connaît pas forcément de moi. Il n’y a pas plus respectable que cela finalement car c’est compliqué, ce n’est pas forcément facile… Je n’ai pas envie non plus de toujours leur présenter la même chose ! Je trouve que dans la vie il faut savoir prendre des risques, cela met un peu de piment ! J’ai presque 30 ans, j’évolue aussi, j’ai des envies… Une femme a beaucoup d’envies donc forcément c'est vrai aussi dans ma musique et je n’aime pas la facilité. J’ai envie de me mettre des challenges comme chanter du Janis Joplin ou du Otis Redding. Il n'est pas facile d’arriver à les interpréter, de ne pas les dénaturer et de continuer à respecter ces chansons… Honnêtement non, je ne suis pas posée la question…
Vous arborez un nouveau look avec cet album, besoin d'un changement ?
Cela a commencé sur la tournée précédente où j’avais de nouvelles envies, c’est plus quelque chose de personnel ! Un jour tu te regardes et te dis que les années passent… Ma mère m’a dit quelque chose qui m’a frappé il y a quelques années : « Je n’ai pas profité de ma beauté quand j’étais jeune, je ne me suis pas amusée, je ne me suis pas maquillée, je n’ai pas pris soin de moi avec des crèmes » et aujourd’hui elle regrette me dit-elle. Il y a deux ans, je me suis regardé et je me suis dit que j’étais exactement en train de faire la même chose que ma mère… J’avais 18 ans et je me retourne j’en ai 29, je n'ai rien compris ! Aujourd’hui, j’ai envie de m’occuper de moi, de prendre du temps pour moi, à m’habiller, me coiffer mais sans artifice car les faux ongles, les extensions tout ça, ça m’a dénaturée, m’a abîmée, tu ne sais plus qui tu es et j’ai mis du temps à me reconstruire. J’ai envie de prendre le temps d’être une femme, une vraie ! C’est un vrai plaisir maintenant car au début j’étais peut-être submergée par tout ça aussi …
Quel regard avez-vous sur la jeune fille de l'émission Popstars aujourd'hui ?
J’ai un regard positif sur cette fille car malgré tout j’ai toujours réussi à tenir le coup, à rester droite, à chanter, à assumer mes spectacles, ma vie privée, tout ce que l’on me demandait … Je kiffe ma vie actuelle et je mérite bien de m’amuser, de profiter de la vie et d’arrêter de me prendre la tête… C’est peut-être aussi parce que je suis dans cet état d’esprit-là que j’ai ce regard-là sur moi… J’ai eu des moments difficiles, des coups durs et j’en ressors hyper forte ! Je me dis que c’est un mal pour un bien et je préfère être mieux aujourd’hui à cet âge-là et vivre tout ce que je vis en sachant ce que je sais plutôt que d’être à l’époque comme ça ! Plus les années passent plus je vais vers quelque chose de positif. Je me sens plus courageuse, plus forte, j’ai moins peur de la vie…
Vous avez perdu certains repères dans votre entourage, qu’ils soient professionnels ou personnels. Cela vous a-t-il déconcentrée pour mener à bien ce nouvel album ?
La rupture avec mon ex-compagnon remonte à plus de 9 mois maintenant ! L’album tombait bien même si c’est moi qui ai décidé de rompre. Je mets du temps à prendre une décision mais quand elle est prise elle est prise ! … (rire) Ce n’est pas une décision qui m’a fait du mal ou qui m’a abîmée, c’était une décision réfléchie et complétement assumée. C’est un changement de vie car je revivais toute seule. J'avais fait des projets aussi avec cette personne donc forcément quand tu te rends compte que tout cela n’existe plus ça fait un peu bizarre mais cela a été tout a fait gérable pour moi. Pour l’album, Valéry Zeitoun était encore là ! Il est parti récemment. Là, ça a été un peu plus difficile… Je serais malhonnête en disant que j’ai appris la nouvelle avec le sourire. J’ai réagi comme Chimène réagirait dans la vie : j’ai crié, j’ai pleuré, j’étais en colère. J’étais en colère parce que c’est un homme que j’aime, c’est pour moi un grand producteur, quelqu’un qui a toujours eu des idées novatrices… Il a toujours été proche de ses artistes, il nous a toujours respectés. C’est quelqu’un d’humain car dans le milieu on n'en trouve pas beaucoup. Ce n’est pas un robot Valéry, et je pense que c’est ce qui lui a couté sa place, qu’il gênait… Mais pour moi cela restera mon producteur de toujours, celui avec qui j’ai tout vécu et avec qui je vivrais encore beaucoup de choses car on continuera à travailler ensemble d’une manière ou d’une autre… Il sera certainement mon manager parce que je ne me vois pas continuer ma carrière sans Valéry ! C’est quelqu’un qui fait partie de ma vie depuis 10 ans, il m’a portée à un moment où justement on m’a tellement descendue, lui il était là pour moi… du début jusqu’à la fin. Grâce à lui, j’ai vécu des moments uniques ! Je lui dois énormément de choses ! Notre relation est saine et c’est aussi pour ça que je continuerai avec lui main dans la main jusqu'à la fin car pour moi c’est notre histoire à tous les deux et on l’a commencée ensemble !
Vous êtes accompagnée par un chœur gospel New-Yorkais, le "liberty gospel", seront-ils avec vous sur scène ?
J’espère (sourire) ! C’est tout le malheur qu’il faut me souhaiter. J’ai envie de monter sur scène pour chanter et défendre ces chansons… De les faire découvrir à mon public avec une chorale, des cuivres, on voudrait avoir tout sur scène pour que le spectacle prenne des proportions pas possibles … Aujourd’hui, nous sommes tous touchés par la crise économique, on est tous dans le même bateau et une place de concert représente un charriot de courses pour une famille. C’est quelque chose que je peux comprendre et je ne peux pas reprocher aux gens de ne pas venir me voir… J’espère qu’il y aura un petit coup de baguette magique sur tout cela … (sourire).
Comme certains artistes, est-ce un besoin pour vous d'être sur scène ?
C’est physique par contre. Je chante tous les jours. C’est comme quelqu’un qui court et qui ressent le besoin physique de courir ! Si je ne chante pas pendant longtemps je le ressens et je ne suis pas bien comme si je n’avais pas fait de sport… Si je ne monte pas sur scène, c’est quelque chose qui pourrait m’atteindre et me faire beaucoup de mal… Je suis faîte pour être sur scène, j’adore ça !... Je me sens à ma place comme un chirurgien derrière son bistouri … c’est vital.
Allez-vous réarranger votre répertoire pour un spectacle autour du gospel ?
Il n’y aura pas beaucoup de titres des précédents albums mais il y aura quelques titres phares que le public réclame. Elles seront réorchestrées dans l’univers de ce que je fais aujourd’hui, du nouvel album. « Je viens du sud » par exemple, ne pose pas un gros souci mais il y aura des titres un peu plus délicats, compliqués à remanier. Quand je pense à « Entre nous », je me demande ce que l’on peut faire musicalement. C’est là où c’est agréable d’être bien entourée ! Car grâce à Régis Ceccarelli, qui sera le directeur musical de la tournée, on arrivera à trouver un juste milieu pour que ces titres puissent intégrer le tour de chant sans se retrouver en dehors de l’univers du nouvel album.
Aimeriez-vous, aujourd’hui, présenter de nouvelles chansons sur scène avant de les enregistrer en studio ?
Ce serait génial !... J’en avais déjà parlé à l’époque de mon album « Laisse les dire ». Je trouve que c’est une très bonne manière de présenter un nouveau projet, c’est plus vrai, plus réel quelque part. C’est beaucoup plus logique d’aller sur scène et si le public adhère, il va acheter l’album. Puis, on a vu la personne sur scène, on a pu la juger, on a vu l’artiste comment elle défend les chansons, comment elle les chante, comment elle les ressent… C’est un exercice qui m’amuserait énormément. Là, c’est le cadeau de la scène de suite ! (rire)
Site Officiel de Chimène Badi : http://www.chimenebadi.fr
Facebook Officiel : https://www.facebook.com/ChimeneBadiOfficiel
Propos recueillis le 17 novembre 2011 par Anthony Klein

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