Dans les années 60, Jean Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé » mène une existence morne dans son bel appartement parisien et s’ennuie fermement auprès de sa femme Suzanne, une provinciale, « montée à Paris ». Sa femme décide de remplacer leur ancienne bonne partie à la retraite par une jeune espagnole. Il découvre alors qu’au dernier étage de son immeuble, plusieurs autres bonnes espagnoles vivent dans des chambres minuscules et inconfortables. Un nouvel univers s’ouvre à lui. Il retrouve le sourire, prend la vie avec bonheur. Et cela inquiète sa femme.
Philippe Le Guay signe là une vraie comédie à la française pétillante et résolument optimiste. A l’opposé des codes rigides de la bourgeoisie des années 60, on prend plaisir à regarder la vivacité et la joie de vivre de ces femmes qui savent se contenter de peu. Mettant de côté le cabotinage auquel il nous a habitués, Fabrice Lucchini excelle dans le rôle de ce bourgeois rigide mais non dépourvu de curiosité et d’humanisme. Quant à Sandrine Kiberlain, elle endosse à la perfection le personnage de la bourgeoise horripilante. Une bien belle histoire sur fond

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