Clown touche à tout, Marc Jolivet termine l'année 2011 en beauté à Paris avec son one man show. C'est avec son frère Pierre qu'il connaît ses premiers succès.
Les clowns « Récho et Frigo » animent les mercredis de toute une génération. Leur chanson « le fils d'Hitler » devient un tube Quand le duo se sépare, Marc Jolivet poursuit seul son chemin et ouvre une voie qui n'appartient qu'à lui : celle du clown-poète. Loin des enchaînements poétiques, ses spectacles mettent en scène une faune étrange. Mélomane, il associe souvent humour et musique jusqu'à réaliser son rêve d'enfant : diriger un orchestre symphonique. Il relève cet audacieux défi dans Comic Symphonic, joué près de deux cent fois à l'Olympia, au Casino de Paris, au Comedia, au Châtelet et en province. Le citoyen qu'il est décortique l'actualité partout où il passe. L'enfant qu'il est resté pose un regard écolo sur le monde. Pour ses 50 ans, la SACEM lui décerne le Grand Prix de l'Humour. En 2010, « Marc Jolivet fête ses 40 ans de scène » triomphe à Gaveau. Le spectacle se promène sur les routes de France durant toute l'année 2011. De retour à Gaveau pour boucler l'année, Marc Jolivet vient vous en donner l'ultime version, encore un peu plus folle.
Quand les lumières s'éteignent vers 20h30, ce n'est pas du tout le rondouillard et jovial Marc Jolivet qui se présente sur scène mais plutôt une ravissante jeune femme du nom d'Audrey Vernon. Ses textes originaux et décalés servent de mise en bouche au one man show du comique clownesque Jolivet. Ca démarre très bien. Après 15 minutes d'entracte, arrive enfin celui que son public fidèle et déjà conquis attend. Sa complicité avec le public est indéniable. Les fans sont chez eux, les autres se sentent un peu à l'écart. Ce spectacle est un vrai kaléidoscope de tous les sketchs qui ont jalonné la carrière de Marc Jolivet. Certains sont irrésistibles, d'autres moins mais la grande majorité garantit un bon moment de fantaisie, assaisonné d'un zeste de vérité bonne à dire et à entendre. Il « colle » au plus prés de l'actualité et là aussi, ses réflexions sur la période morose que nous vivons sont plus que justes. Malgré une mise en scène un peu brouillon, on ne peut qu'admirer son dynamisme. Il chante, il danse, il s'entoure de musiciens talentueux et d'un « régisseur » bien drôle et excellent comédien. On sourit souvent, on rit parfois. Finalement, on passe un bon moment.

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